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Laarsen

Territoire

Karak Laar

Croyance

Les Laarsens respectent leurs ancêtres, accordant à ceux-ci une place très importante dans leur vie.

Spécialisations

Armure, alcool, protection et forge.

Organisation politique de société

Le patriarche ou la matriarche est choisi démocratiquement par les esprits Laarsens morts. Ceux-ci en viennent à un consensus pour désigner la personne qui saura mieux guider et conserver la stabilité du peuple Laarsen. Chaque nouveau patriarche/matriarche marque le début d’une nouvelle génération.

Le patriarche ou la matriarche est là pour diriger la nation dans l’éventualité où une guerre ou une crise majeure se déclenche. Il ou elle a alors l’autorité suprême sur tous les clans et les chefs de clans. En dehors de ces circonstances particulières, la nation est dirigée par les chefs de clan.

Principaux clans Laarsens

- Chèvre-Pierre

- Rive-Noire

- Rune-Pierre

- Ambrefil

- Éclat-Bleu

- Blanchêne

- Ambrale

- Percétain

- Ancre-Sur-Rune

Caractère

Les Laarsens sont des gens stables, organisés, routiniers et simples. Ils sont très attachés à leurs traditions et sont d’une loyauté sans faille. On dit de la nation Laarsen qu’ils réussissent toujours à vous faire sentir comme chez vous et comme si vous étiez en famille.

Brève histoire

Les Laars/Laarsens occupent et dirigent l’est de la montagne depuis la nuit des temps, contrepartie des Aznaars à l’ouest. Peuple tranquille et stable, ils furent les premiers à vouloir honorer les Noldirs (autrefois les exclus et rejetés des sociétés Hadodrims/Aznaar/Laar) pour leur victoire contre Zafaïriel. Les rares Hadodrims purs-sangs furent exécutés lors de la conquête de la Montagne par Valador. Leurs descendants, ainsi que les humains et bâtards vivant parmi eux, conservent intactes les traditions des Laars. Contrairement aux Aznaars, ils acceptèrent le règne Valadorien puisque ceux-ci étaient les nouveaux ‘’propriétaires’’ de la montagne.

Rites de naissance

À la naissance d’un enfant, tous ses proches lui donnent des cadeaux qui lui seront sans doute utiles dans sa vie future au sein du clan. Les objets sont présentés devant tous les gens assemblés. Les cadeaux sont ensuite cachés et scellés jusqu’à l’âge adulte.

Rites de passage à l’âge adulte

Le Laarsen adulte recevra les cadeaux qu’il avait reçus à sa naissance, lors d’une cérémonie qui varie d’un clan à l’autre.

Anniversaire d’une personne

Lors de l’anniversaire d’un individu, celui-ci organise une grande fête et y invite la famille de chacune des personnes faisant partie de son mariage. C’est à lui d’offrir à chacun des invités un cadeau pour les remercier de fêter avec lui.

Rites funèbres

La mort, chez les Laarsens, est vue comme une opportunité pour le défunt de rejoindre les esprits qui veillent sur leur peuple. Lors de la mort d’un Laarsen, trois étapes doivent être respectées.

Premièrement, les cheveux du Laarsen seront coupés et traités dans une cire mince afin de les préserver. Les cheveux seront distribués à tous ceux qui réclament la mèche et qui reçoivent l’approbation du chef de famille. Ce symbole est un signe de fierté chez les Laarsens qui gardent un élément physique de leurs ancêtres avec eux pour le restant de leur vie et pour les générations à venir.

La deuxième étape consiste en une soirée crématoire, pendant laquelle le corps brûle de vive flamme. Les membres de la famille doivent raviver les flammes et raconter les histoires du défunt afin de glorifier son nom auprès des ancêtres Laarsens. Une fois les contes terminés, toutes les cendres doivent être rassemblées et placées à l’intérieur d’une pierre, allant d’un simple morceau de maçonnerie à un bloc de marbre orné d’or et de gemmes, selon le statut social.

Le troisième et dernier rite, le plus important, est celui de porter la pierre au lieu le plus haut possible. Il est dit que les esprits Laarsens ne peuvent aider et protéger leurs confrères que s’ils sont au-dessus d’eux. Par conséquent, la famille doit organiser une expédition et ils doivent porter la pierre au plus haut sommet de la montagne. Il n’y a pas pire sentence pour un Laarsen que de voir son corps enterré sous terre où il sera forcé à errer seul dans les limbes du monde pour l’éternité.

Rites de mariage

La polygamie Laarsen existe d’un point de vue pratique pour consolider la stabilité du foyer. Ainsi, si un des hommes meurt au combat ou dans un accident, un autre homme du couple pourra subvenir aux besoins des enfants et des femmes. Si une femme meurt ou quitte, les autres femmes pourront éduquer les enfants et tenir le foyer.

Lors d’un mariage, la personne qui joint le mariage doit donner un cadeau à tous les autres membres. Un cadeau personnalisé, unique, qui comble un besoin chez chaque personne. Il doit également faire un discours devant tous les témoins réunis et expliquer en quoi sa personne vient équilibrer le mariage. Exemple : Moi, Lareid Savasdir, je veux joindre le mariage de X, Y et Z. Je complète ce mariage et le rend plus stable en étant la tempérance qui manque au tempérament prompt de X. J’ai la patience qu’il faut pour stabiliser l’impulsivité de Y. J’ai les capacités en mathématique de faire le ménage dans les comptes du mariage et de contrebalancer la désorganisation de Z.

Types de nourritures consommées

Viande: chèvre, brebis, mouton.

Grains: orge, froment, avoine.

Champignons en abondance et insectes.

Produits d’exportation

Alantia (alcool spécialisé), armure et métaux.

Tendances artistiques

Chants, broderies, armures et boucliers.

Lieux sacrés

La fresque des anciens

La fresque des anciens, aussi appelée la caverne de lumière, est une œuvre collective Laarsen. Elle est composée d’un ensemble de petits morceaux de miroirs, de pierres précieuses et de métaux posés en harmonie autour des stalactites de la caverne des anciens. La fresque tapisse tout le plafond de l’immense caverne, située au cœur de Karak Laar, là où les rohars (aussi appelé vers luisants) vivent et où se trouve le lac souterrain Valtehen. On ne sait pas exactement à quand remonte le début de l’élaboration de la fresque; les plus anciennes mentions nous viennent des rapports de visiteurs Eldari, datant de -530 selon nos estimations. Le dernier morceau de la fresque fut posé en 353 par Korak Gunigsen.

Le Grand Hall

Il s’agit de la plus grande salle de la montagne, construite depuis les temps immémoriaux des premiers Laarsens. C’est là que les gens célèbrent les changements de génération et c’est aussi là que se tiennent les rassemblements demandant d’accueillir une grande quantité de personnes.

Vêtement traditionnel

Pièces d’armures décoratives sur leurs vêtements. Fourrures à la mode dans la génération présente. Beaucoup de vert, de broderies, de bordures brodées. La coupe des vêtements est carrée.

Exemples de noms communs (féminins et masculins)

Les Laarsens utilisent le prénom d’un de leur parent avec le suffixe ‘’sen’’ pour le prénom du père et ‘’dir’’ pour le prénom de la mère. Les gens portent le plus souvent le prénom de leur mère en patronyme, ignorant souvent qui est le père biologique de l’enfant, détail peu important de toute façon puisqu’il sera élevé comme un fils de sang par tous les hommes de la famille.

Les prénoms sont mixtes, pouvant servir pour une femme ou un homme indifféremment ou une version féminisée du prénom masculin avec des terminaisons de «a», «eid» ou «eide».

Ainsi, Sivred Kholsen désigne Sivred, fils de Khol. Sivreda Rakdir désigne Sivreda, fille de Rak, Nerlig, Dwut, Mun, Werlug, Duth, Daet, Threl, Tharous, Skakdrouth, Jatrut, Dolgol, Hotgram, Florlum, Dric, Ful, Dout, Gaeg, Komli, Dwaed, Druk, Dwug, Bekgroid, Snazzek, Norgrorlum, Grouznouck, Elkdrel, Gosgreack, Babreal, Groumerlig, Turdit, Vamdek, Dori, Fleg, Flosi, Glael, Worli, Dhogrok, Norsoc, Skanaeth, Fostead, Handrum, Dwarlig, Drug, Rak, Tug, Orilgalin, Flolin, Hor, Kuki, Dith, Doc, Lucke, Velral, Hirtin, Bruseck, Brorkel, Men, Gwigrin, Ennak, Anseck, Krakorlun, Kordan, Aravraer, Undromli, Dutherlun, Kirratin, Dwel, Wormur, Throir, Flael, Flumlir, Khemeath, Barirdem, Vokdron, Fikhoick, Houlatir, Jertin, Pyrkin, Goriral, Merikias, Gariral, Oskiris, Fiso, Merav, Karkas, Glawer, Dwac, Funli, Turi, Wori, Dirlun, Glardaet, Tharhen, Bramdas, Elndrarlum, Haghak, Drouc, Kuil, Tael, Throid, Kaed, Krazzic, Whulgot, Maznuil, Doraldrok, Vozak, Sigyllian, Derohman, Snetar, Keldndor, Eifiomgar, Brynlvaror, Vipvar, Kjorrum, Hamvmdall, Ahlifk, Angnhardt, Alforne.

Gens célèbres

Daerta Kaskadir

Première invocatrice, ayant découvert la magie blanche avec l’aide de son amie Isilmë Elfivyr, Eldar ayant adopté les Laars comme peuple.

Erisan Valrendir

Laarsen du clan Éclat-Doré ayant découvert la caverne qui est plus tard devenue Karak Laar.

Organisations

Aucune organisation connue.

Trucs qui portent chance

La barbe ou les cheveux d’un Laarsen sont leur fierté et leur joie. Avoir une belle chevelure et/ou une belle barbe bien entretenue est vu comme un signe de bonne fortune assurée.

Trucs qui portent malchance

La pire des malchances pour un Laarsen est de se faire enterrer, oublié sous terre, ne pouvant veiller sur personne. ll est également déconseillé de ne pas avoir de cloches dans sa demeure.

Idéaux de beauté féminins/masculins

Bonne carrure, épaules prononcées et carrées. La mâchoire carrée. Peau et cheveux pâles. Personne petite.

Façon de saluer

Les Laarsens se saluent en prenant la tête d’une personne avec une main et en collant leur front. Plus la main est haute sur la tête, plus le salut est familier et est adressé à une personne intime. Des inconnus se prennent à l’épaule.

Façon de reconnaître le standing social d’une personne

Les Laarsens accordent peu d’importance au standing social d’une personne. Ainsi, rien ne démarque le chef d’un clan de n’importe quel autre membre de son clan. Les habits sont cependant de plus en plus beaux et riches plus l’individu à de bons moyens financiers​.

Couleurs ayant une signification particulière

Le blanc est une couleur toujours bien vue, étant la couleur de l’invocation et donc par extension, de la stabilité.

Festivités

Changement de génération

La nouvelle génération désigne la passation du rôle d’ancien à un nouveau Laar, ainsi que les célébrations qui s’ensuivent. À la mort de l’ancien, les Laarsens de tous les clans se réunissent pour fumer le champignon hallucinogène leur permettant de communiquer avec leurs ancêtres. Ils se feront donner pendant cette expérience le nom de la prochaine personne qui occupera le poste d’ancien, marquant le début de la prochaine génération. Les trois prochaines journées serviront à célébrer ce passage vers une nouvelle étape pour le peuple. Durant le jour, diverses colloques et réunions sont organisées afin de faire le point sur les avancées réalisées pendant la dernière génération, ainsi que les erreurs et les ratés qui sont survenues pendant cette période. Ces réunions servent à dresser un bilan ainsi qu’à préparer la prochaine génération à venir, dans le but de consolider les gains et de corriger les erreurs. La nuit, le changement de génération se fait par une fête collective marquée par beaucoup d’alcool, de chants et de danses.

Fête du métal (équinoxe d’automne)

La plus importante des quatre grandes fêtes élémentaires pour les Laarsens. Les gens de différents clans se réunissent pour échanger ce dont ils n’ont plus besoin mais qui est encore en bon état. La fête du métal est organisée chaque année par un clan différent. Des jeux d’équipes sont également organisés au courant des trois jours de la fête, qui se terminent chaque soir par un repas et à la fin du troisième jour, d’un festin de pâtisseries.

Sacres et expressions

Être né du mauvais côté de la montagne: insulte pour les Laarsens démontrant des personnalités qui s’apparentent aux Aznaars​.

Comment sont traités les criminels

Les criminels sont traités de façon juste, avec tous les partis impliqués qui se réunissent et discutent jusqu’à la résolution du conflit ou qu’un accord soit décidé. Le chef à toujours le dernier mot. Les crimes sont souvent rachetables par un temps plus ou moins long de travaux forcés.

Façon d’élever les enfants

Les enfants sont élevés dans chaque mariage et clan de façon très communautaire.

Tabous dans la culture

Les Laarsens ont comme tabou ultime de critiquer les ancêtres ou remettre en question leur sagesse.

Rapport aux drogues

L’usage des drogues est fortement recommandé.

Opinions des autres peuples

Les Laarsens ne détestent aucun peuple en particulier. Ils déplorent le mode de vie des Érubéens et des Aznaars​, jugeant que ceux-ci se laissent guider par de mauvaises valeurs.

Ils ‘’supportent’’ Valador puisque ceux-ci possèdent la montagne.

Autre

Fixation cheveux/barbes

Les Laarsens éprouvent une extrême fierté envers leurs cheveux et leur barbe pour les hommes, ne les coupant que pour ajuster la coupe sans jamais toucher à la longueur. À leur mort, ils donnent des mèches de leurs cheveux/barbes aux enfants méritants.

Hallucinogènes

Les Laarsens préparent une décoction faite d’un champignon trouvé au cœur de la montagne. Lorsque consommée​, elle plonge dans un sommeil profond avec des rêves extrêmement clairs et limpides, emplis de symboles et de présages. Les Laarsens communiquent avec leurs ancêtres de cette façon, interprétant leurs​ rêves​ pour deviner leur volonté.

Clochettes

Traditionnellement, des clochettes ultra-sensibles étaient installées dans les grottes et dans la montagne. Elles commençaient à sonner dès les premières vibrations des tremblements de terre, indiquant qu’il était temps de rejoindre un endroit sécuritaire le temps que celui-ci passe.

Avec la découverte de l’invocation, les invocateurs Laarsens se relayent afin de maintenir des rituels pour capter les tremblements de terre. Lorsqu’ils détectent les tremblements de terre, ils se réunissent tous pour contrer celui-ci. La vibration magique du rituel majeur provoque encore les cloches installées​ sur les hauts plafonds rocheux, seulement, cela ne dépassera jamais le stade de simple tintillade. Ces musiques sont une grande source de fierté nationale sous la montagne, qui lèvent leurs verres et chantent un hymne en l’honneur des invocateurs qui protègent les clans.

Alantia

L’Alantia est un alcool brassé à partir du champignon du même nom. Ce champignon rare se récolte une fois l’an, en petite quantité. Il ne pousse que dans une caverne ayant une humidité unique, dans un emplacement secret à Karak Laar. Le champignon est macéré pendant six semaines dans du miel et un mélange secret d’herbes de montagne, avant d’être transféré en fût de chêne, puis plus tard en tonneau fermé et scellé avec un seau de métal pour identifier et dater la cuve.

L’alcool d’Alantia est un des plus importants produits d’exportation Laarsen, étant donné la forte demande pour ce produit unique et la petite production possible à chaque année, rendant ce produit plus que rare et extrêmement coûteux. Les Aznaars et les Valadoriens sont les plus grands importateurs d’Alantia.

L’Alantia est impropre à la consommation pendant les 20 à 30 premières années de création. En effet, lors de ses premières années d’existence , l’Alantia présente un goût extrêmement désagréable. On a comparé un jeune Alantia (désignation pour un Alantia de moins de 20 ans d’âge) à : de l’urine de chat, du jus de latrine, des parties génitales infectées. Cependant, plus l’alcool prend de l’âge, plus son goût devient neutre (de 20 à 30 ans d’âge), puis devient de plus en plus savoureux, jusqu’à atteindre des sommets incomparables pour les plus vieux alcools. Consommer un vieil Alantia est reconnu pour être l’une des expériences les plus sublimes qu’un être humain peut vivre. La dépression d’Alantia est une affection médicale reconnue qui touche les gens ayant goûté l’extase d’un très vieil Alantia et qui se retrouve par la suite dans une torpeur grise où tout le reste de l’existence leur semble fade en comparaison. Cette dépression est temporaire et dure en général de quelques jours à quelques semaines, dépendamment de l’individu, de l’âge de l’Alantia dégusté et de la quantité ingurgitée.

Les tonneaux d’Alantia, de la grosseur d’un melon d’eau, sont nommés par la génération à laquelle elle a été brassée, avec l’ajout de début ou de fin pour davantage préciser l’année de brassage. Exemple : la célèbre cuvée de début de 2e génération qui inspira le poème Extasia de l’artiste Valadorien Nymène d’Aucourt.

Le marché de spéculation d’Alantia gravite autour de quelques très vieilles cuvées qui sont échangées dans les transactions des riches comme une monnaie et n’étant jamais consommées, valant trop chère pour être simplement bues.

La fresque des anciens

La fresque se veut une œuvre de gratitude envers les défunts Laarsens, ainsi qu’une destination finale de pèlerinage pour tous les Laarsens traversant un moment difficile de leur existence. «Lorsque tout est sombre et que ton âme semble vouloir perdre pied, alors il est temps pour toi de retrouver le chemin des anciens.» Selon la tradition, un Laarsen devait entreprendre le chemin menant à la caverne seul et en silence, pour finalement rejoindre la fresque et y rester aussi longtemps qu’il lui fallait pour retrouver sa paix intérieure et sa stabilité. La caverne des anciens serait également, selon certaines sources, l’endroit où Daerta Kaskadir aurait reçu le cadeau de l’invocation.

L’œuvre originale fut partiellement détruite en 682 par l’occupation Valadorienne pour en extraire les joyaux et minerais. L’extraction cessa en 684 lorsque Valador ne réussit plus à trouver d’ouvriers prêts à exécuter le travail; en effet, la majorité de ceux qui brisèrent l’œuvre perdirent l’esprit ou moururent dans des circonstances mystérieuses.

La reconstruction recommença officiellement en 700 et fut complétée en 708.

«Et après un long périple, seul, pas un mot ne traversant mes lèvres, ma tête et mon cœur concentré sur un état méditatif, je me prépare à atteindre la caverne des anciens. Mais rien au monde n’aurait pu me préparer à ce que je vis là-bas. Après des jours passés dans des corridors étroits, je m’étais habitué au confinement, au poids intemporel de la montagne. Aussi fût-je pris totalement au dépourvue par la grandeur, la majesté de la caverne. Immense. Si immense que mes yeux n’arrivaient pas à en voir la fin, me donnant le vertige. Et au même moment que mon esprit tentait d’appréhender la vastitude de la caverne, mes yeux furent pris d’assaut par la lumière. Oh, Valel! Les mots me manquent pour décrire cet endroit. Sache seulement qu’en cet instant où j’entrai dans la caverne, sous les lumières des vers luisants se reflétant en milles lueurs sur les miroirs, en milles couleurs sur les joyaux et en milles étoiles sur l’eau tranquille du lac au centre de la caverne… je tombai à genoux, pleurant sans pouvoir m’arrêter, submergé. Je restai là pendant des heures, mes larmes coulant sans cesse, se transformant en sanglots. Je me sentais plein de force, émerveillé, reconnaissant d’être en vie pour pouvoir vivre ce moment et en même temps… coupable d’avoir jusque-là gaspillé ma vie dans des voies que je savais pourtant être fausses. Dans le silence, agenouillé en larme, je trouvai dans la beauté de cette caverne plus de réponses que je n’en ai jamais reçu dans toutes les autres années de mon existence combinées.

Je sais que la tradition aurait voulu que j’aille me baigner nu dans le lac, mais je n’en fût pas capable. Ce lieu était trop sacré. Je sentais que, malgré la paix qui régnait maître en ce lieu et dans laquelle je pouvais puiser, je n’étais pas à ma place. Toute ma vie j’allais devoir travailler pour mériter d’avoir pu visiter ce lieu. Ce lieu à également réveillé en moi une nostalgie douce-amère, encore aujourd’hui aussi forte, près d’un mois plus tard. Valel, pourquoi ai-je l’impression que le monde entier pourrait être aussi beau? Aussi… complet? Et pourquoi ai-je l’impression en vivant sur terre que je ne suis pas dans ma vraie patrie?»

Lettre d’un Eldar datant d’environ -150 ans, récupérée après la destruction de la Cité d’Or par des Inquisiteurs de la marche blanche.

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